Newsletter du 08/07/2025

Bonjour à toi ! 👋

Temps de lecture : 4 min

Bienvenue dans le journal de bord du projet ERHR & MDS Jordanie 2025. 

Chaque mardi à 10h, je te propose un point sur les avancées du projet, les actualités des ERHR, ma préparation, ... ainsi que mes réflexions du moment.

Aujourd’hui, je vous emmène sur les sentiers corses du Restonica Trail, une course aussi exigeante que marquante.

🦵Une participation incertaine...

Le Restonica Trail, c’est 69 km et 4000 m de dénivelé, en pleine montagne corse, sur une partie du GR20. Mais à vrai dire, la course avait commencé bien avant le départ.

Depuis le podium du Trail des 3 Rivières, une douleur persistante sur l'extérieur du genou, une tendinite du fascia lata appelée communément syndrome de l’essuie-glace, a ralenti considérablement ma préparation. Pendant quatre semaines, j’ai enchaîné les sorties courtes en alternant marche et course. Le doute s’est donc rapidement installé : aurais-je les moyens de prendre le départ et d'aller au bout ?

Malgré un entraînement tronqué, l'envie de découvrir ces paysages uniques m’a poussé à tenter ma chance. Je me fais alors à l'idée que le défi sera différent, plus intérieur.

✈️ Une aventure avant l'aventure

Une arrivée en Corse perturbée par les grèves aériennes, un colis de matériel qui arrivera après la course, et l'achat des équipements manquants à la dernière minute, j'ai connu des veilles de course plus sereines...

À cela s'ajoute une modification du parcours quelques heures avant le départ, passant à 55 km et 2500 m de dénivelé, en raison de la chaleur et des orages annoncés. Une réduction bienvenue, mais qui ne change pas l’essentiel : le défi reste important, et mes capacités physiques incertaines...

⛰️ Entre émerveillement et abandon (presque)

Le départ est donné à 4h30. Dans la pénombre, éclairé par les lumières frontales de 1000 coureurs, j'attaque la première difficulté, une montée de 1200 m sur 7 km, de quoi bien se mettre en jambes ! Le lever de soleil sur les crêtes corses est magnifique, l’émerveillement est là, mais très vite, la douleur aussi... Malgré les interrogations, je me surprends à avancer malgré tout, porté par le soutien de mes proches, les paysages, les échanges avec d’autres coureurs, et le simple fait d’être là.

À mi-parcours, mon corps lâche progressivement. Courir devient impossible. Les crampes s’enchaînent, les descentes deviennent pénibles. Je continue en marchant, avec la simple idée de rallier le dernier ravitaillement.

Au 45e km, les bénévoles m'indiquent qu’il reste 13 km à parcourir, que du descendant. Et c’est probablement là que la course devient la plus difficile. Ayant franchi les points de passage dans les temps, je me détache du chrono, avance lentement, avec pour objectif de finir coûte que coûte. Il me faudra lutter pendant près de 4h...

À l’entrée de Corte, je me force à recourir. Un dernier effort, porté par les encouragements des passants. Je franchis la ligne, vidé émotionnellement mais soulagé. 

Résultat des courses : 58km, 3000 m de dénivelé et 14h19 de course 🏅

💭 Ce que j’en retiens ?

Tellement de choses. Que l’ego peut être un piège. Que le corps ne ment jamais. Que le plaisir doit rester au centre, même dans l’effort. Et surtout, que le trail, comme le MDS, ce n’est pas que du sport, c'est aussi des rencontres, de l'entraide et du partage.

🧭 Et la suite ?

Prochaine échéance : l’Infernal Trail des Vosges, en binôme cette fois. Le rendez-vous est pris pour le 12 septembre. Mais pour l’instant, je laisse les chaussures au placard… et mon corps récupérer.

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