Newsletter du 23/09/2025

Bonjour à toi ! 👋

Temps de lecture : 5 min

Bienvenue dans le journal de bord du projet ERHR & MDS Jordanie 2025.

Chaque mardi à 10h, je te partage les coulisses de cette aventure mêlant préparation sportive, actualités des ERHR, réflexions personnelles et mise en lumière des handicaps rares.

Il y a deux semaines, je profitais de la newsletter pour évoquer ma participation au "100 km - Relais" de l’Infernal Trail des Vosges, mes appréhensions, mes objectifs et les étapes de ma préparation. Aujourd’hui, je te propose de revenir sur le déroulé et le résultat de cette aventure en duo.

🌙 Le grand départ

Après un vendredi après-midi rythmé par la découverte du village de course, la récupération du dossard, une pasta party conviviale et les derniers préparatifs d'avant-course, me voilà parmi les coureurs prêts à relever le défi.

00h05, le départ est donné. Je m'élance sous les feux d’artifice et les encouragements de la foule de spectateurs. Une ambiance digne des plus grands rendez-vous de course à pieds. 

Mes deux dernières expériences trail ayant été pénibles physiquement et mentalement, j'ai préféré partir prudemment à l'arrière du peloton. Une stratégie qui ne fût pas optimale, car je me suis rapidement retrouvé coincé derrière des groupes de coureurs n'ayant pas la même allure que moi. Après 40 minutes, seulement 4 km ont été parcourus, ce qui est bien loin de mes projections. Frustré, je cherche le moindre espace en ligne droite ou en descente pour doubler. Ma remontée dans le classement est alors lancée !

🪫 Une négligence qui aurait pu coûter cher

Après 2h21 de course, j'atteins le premier point de passage en 16e position sur 69 équipes en lice. L'arrivée au ravitaillement est l'occasion de remplir les flasques d'eau, de boire un verre de Coca et de manger quelques TUC, une routine efficace que je répète sur chacune de mes courses. 

Bien que les ravitaillements sont des instants conviviaux, de partages et d'échanges avec les bénévoles, je constate qu'en raison des basses températures et de la tenue légère que je porte, je ne peux pas m'attarder. Ainsi, je suis contraint de reprendre l'effort au plus vite afin de me réchauffer et de poursuivre ma remontée.

Quelque peu après les 3h d'épreuve, ma lampe frontale m'indique que l'autonomie de la batterie est quasiment épuisée... Je prends alors instantanément l'initiative de changer les piles afin de ne pas me faire surprendre sur une portion technique... Spoiler, ce n'est pas évident de faire cela en pleine nuit... Une galère assurée… Le tout couronné par une mauvaise surprise, trois piles sont nécessaires, or je n’en avais pris que quatre. Résultat, je prie pour que l'autonomie de ma batterie tienne jusqu'à l'aube sous peine de devoir terminer avec le flash de mon téléphone...

💪 Une remontée régulière jusqu'au passage du flambeau

Malgré ce contretemps, les sensations sont excellentes, le genou tient et la fatigue est inexistante, sûrement en raison de l'adrénaline. Je suis alors pleinement à l'écoute de mon corps et concentré sur ma course. Pour m'économiser, j'aborde chacune des montées en marchant et en utilisant mes bâtons avant d'attaquer les descentes à pleine bourre.

À 3h47 de course, je passe au deuxième ravitaillement en 11e position avec, en prime, des croquemonsieurs tout juste préparés et cuits par les bénévoles. Un véritable instant de plaisir simple et extrêmement réconfortant. 

Atteinte du troisième de point de passage en 5h20, me voilà désormais en 9e place. 

Puis, le jour vient à se lever. L'autonomie de la lampe frontale aura donc tenu toute la seconde partie de la nuit : un soulagement.

Les derniers kilomètres sont avalés avec le sourire, à encourager les courageux du 200 km qui paraissent bien marqués physiquement après leur deuxième nuit dehors mais déterminés à finir leur course, ce qui inspire l'admiration.

À 7h01, j’arrive à Rochesson en 8e position et passe le relais à Babou qui vient tout juste d'arriver. Une synchronisation parfaite !

🚀 La suite et l’arrivée

Le départ est lancé pour Babou. Malgré l'envie débordante, l'état du terrain rend le démarrage compliqué. Un sentiment renforcé par une solitude totale. Aucun coureur à accrocher... De mon côté, je constate que dans la précipitation, Babou a oublié une partie du matériel obligatoire, ce qui peut nous causer des pénalités en cas de contrôle. Je pars donc le rejoindre au ravitaillement suivant afin de lui donner les équipements manquants.

La suite, je n'en ai aucune idée. Ayant cédée à la fatigue, je n'ai pas pu suivre Babou sur la suite du parcours et l'ai rejoint qu'à l'arrivée... Et quelle arrivée ! Nous terminons 6e en 13h12, un résultat bien au-delà de nos espérances. Certes, nous ressentons une petite pointe de déception d’échouer à une place du top 5 récompensé, mais le plaisir l’emporte largement. Contrairement à mes dernières courses, je me suis éclaté du début à la fin et cela sans douleur au genou droit. Le tout couronné par de beaux moments de partage. Une magnifique aventure à réitérer !

🧭 Et la suite ?

La semaine prochaine, nous poursuivrons notre chapitre sur les handicaps rares avec le syndrome d'Angelman.

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